Grafik Labor avec Python à Rennes

L’Afgral organise un nouvel événement dans le libre : un atelier Grafik Labor.

Il s’agit d’un atelier collaboratif ouvert à tous ceux utilisant les logiciels libres. Le thème du prochain Grafik Labor est orienté logiciel libre graphique ou d’édition et de publication & Python.

python-logografik_labor

Quand ?

Samedi 17 et 18 mai 2014, de 10h30 à 18h, participer au Grafik Labor à Activdesign, situé au 18 square de la Rance, à Rennes.

Pourquoi ?

Cet atelier sera l’occasion de tester et de participer à des projets existants se basant sur Python. L’organisation du programme se fera avec les présents. L’idée est que chaque projet soit présenté et que des ateliers soient consacrés à chacun d’eux. Ainsi le créateur du projet ne sera plus seul et bénéficiera du test et de l’expertise des participants.

Dans quel but ?

Une excellente occasion pour :

  • découvrir des projets
  • faire tester son code à des utilisateurs
  • bénéficier de l’avis et de conseils des autres
  • bénéficier du travail collaboratif pour avancer dans son projet

Comment participer

Vous avez un projet en python ? Pourquoi ne pas profiter de cet événement pour mettre au programme de l’événement ce projet afin de bénéficier d’un coup de pouce ? Ecrivez-nous un commentaire pour nous parler de votre code.

Vous souhaitez participer aux ateliers ? Vous connaissez python et vous pensez que vous pouvez apporter un peu d’aide aux différents projets ? Laissez-nous un commentaire pour que nous puissions accommoder les lieux et savoir combien seront les participants.

Merci de nous laisser un message si vous souhaitez participer afin de permettre aux organisateurs de préparer les lieux en conséquence.

Projets en lice

Nous mettrons à jour cette partie selon les propositions qui arriveront.

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LGM 2014 – Leipzig – Educators Meeting

L’afgral ayant pour objectif de contribuer à la reconnaissance professionnelle des logiciels libres, en particulier par le biais d’activdesign ou de formations professionnelles, est aux premières loges dans les réunions annuelles de enseignants (educators) qui se déroulent à chaque LGM.
LGM 2014

Le grand point de cette année concernait toujours l’opportunité de créer un réseau actif, difficile à mettre en place à cause de la dispersion des membres, mais aussi de créer de vrais cursus dédiés au graphisme professionnels libres. En avance sur ce point, nous avons profiter de l’occasion pour faire un retour d’expérience plutôt positif malgré le statut très différents de notre contexte par rapport aux autres présents souvent inclus dans des écoles ayant déjà leur propre inertie.
LGM 2014

Les contacts ont été particulièrement positifs avec l’université de Westminster (UK) avec laquelle nous envisageons de faire évoluer la situation très sérieusement.

Autre point abordé, les supports de cours qui reste un point difficile pour les enseignants. Nous avons notifié comment nous participions activement à FlossManuals pour l’écriture rapide de documents, que ces documents sont régulièrement réutilisés dans des MOOC et que cela semble participer à l’augmentation de l’audience des logiciels libres. Cette situation semble en effet avoir intéressé, étant donné la tendance art visuel de FMfr comparé à d’autres ressources similaires existants en ligne.

Nous sommes donc globalement heureux de pouvoir continuer à participer activement à ces évolutions. La journée s’est poursuivi avec quelques conférences, la photo de groupe et des discussions sur les lieux possibles pour l’an prochain. Mais c’est une autre histoire.

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LGM 2014 – Leipzig – jour 3

Ça y est, les choses sérieuses sont lancées. Le succès des présentations du LGM se confirme avec une audience permanente dans la salle de conférence et des discussions sans fin dans la salle de vie. À tel point qu’aujourd’hui nous avons à peine eu l’occasion de suivre de  qui se passait. Bref, être à 2 ne suffit pas.

Inkscape meeting

La matinée a été marquée par le meeting Inkscape avec 7 membres autour de la table. La réunion a été emmenée par Tav et Elisa. Les points abordés ont été variés :

  • Communauté : comment se fait-il que la communauté proche soit si faible, voire en réduction, alors que le logiciel est de plus en plus utilisé ? Tout le monde espère que le changement de site va participer à la rénovation de l’image. Peut-être que la longueur de release y est aussi pour quelque chose. Le point est  étudié sur le long terme, mais de fait personne dans l’équipe ne peut réellement abandonner les tâches de développement pour gérer la communauté.
  • Site web, le nouveau site web réalisé en Django contient encore quelques faiblesses. Il faudra en particulier continuer à le fournir en contenu, mais aussi veiller à le traduire correctement, justement pour ne pas rebuter les faibles polyglottes, comme nous autres français. DrMo a déjà apporté dans la journée des modifications qui vont dans ce sens et Elisa a rajouté du contenu et des traductions.
  • Plans de nouvelles fonctionnalités : toute réunion de ce genre vise l’avenir et de ce point de vue, nous avons été servi. Une liste des principales demandes à été établie et il semble que le support du multipage et d’un export PDF print-ready soient des priorités. Cédric a entrepris de mettre en contact l’équipe d’Inkscape et les membres compétents de Scribus sur ce sujet, puisqu’il en fait aussi parti, pour voir comment les qualités de Scribus peuvent être réexploitées. Tout ne sera pas simple : l’export actuel basé sur Cairo ne semble pas prendre spécifiquement cette voie. Il faudra donc certainement développer à partir de rien.

LGM 2014

Scribus meeting (bis)

Un second meeting Scribus a eu lieu suite à l’arrivée de Franz, initiateur du projet et encore l’un des membres le plus actif. 2 points principaux ont été abordés :

  • Scripter Python : scribus a en attente un nouveau scripter qui a été refait il y a maintenant 3 ans et qui attend d’être utilisé. La compilation montre que beaucoup de choses ont changé depuis et qu’il faudra repenser une partie du scripter. Preuve une fois encore de la trop lente mise à disposition des nouveautés dans le logiciel. la présence de João (gimp-python) a permis de profiter de son expérience. Nous avons fait un tour des types d’utilisations fréquentes de scripts. De ce point de vue, l’afgral a été aux premières loges. Espérons que cela conduira à des améliorations notables.
  • Import-Export : Scribus importe énormément de formats de fichiers mais parfois de façon trop incomplète. Friedric et Vanek, membres de Document Liberation présents, ont pointé la possibilité d’utiliser des librairies communes, ce qui permettrait à Scribus de supporter plus complètement certains formats de fichier standards sans trop d’effort (ODT, Rtf, pagemaker…) et à l’inverse de les améliorer avec des besoins propres à Scribus. Il se pourrait que Franz avance vite sur ce sujet.

La journée a donc été bien remplie et riche en discussions. Espérons que nous aurons contribué  l’évolution des logiciels.

Retrouvez nos articles sur les LGM :

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LGM 2014 – Leipzig – jour 2

La première journée du LGM a bien débutée. Les conférences ont été bien suivies et tout le monde a pris ses marques suite aux embrassades. La seconde journée a en général un profil très différent avec la mise en place des réunions internes au projet. Dans notre cas, nous avons suivi quelques conférences sur les fontes puis participer au workshop fmfr et enfin contribué au meeting Scribus.

LGM 2014

Du nouveau dans les fontes

Toute la matinée a été destinée aux fontes. Un moment intéressant a été la présentation de Metapolator qui offre des fonctionnalités sympathiques, déjà connues de divers autres logiciels (cf par exemple LGM de Nodebox à Bruxelles ou autres). Cependant Metapolator semble aller plus loin en terme d’intégration en fournissant de vrais facilité, une interface simple et surtout orientée web. Je rappelle l’existence de Fontes Libres sur fmfr.

Flossmanuals Workshop

Le Workshop FlossManuals Fr était là pour lancer des projets, permettre aux développeurs de lancer leur propre documentation, structurée et prête à être complétée. Les discussions ont été très différentes avec des questions abordant différents sujets relatives aux questions techniques ou encore humaines sur la façon de gérer une communauté. Consultez le blog de FMfr pour en savoir plus.

LGM2014

Scribus meeting

Les scribus meeting sont certainement les moments les plus étranges de tous les LGM. De nombreux points ont été abordés en particulier :

  • l’état actuel du Scripter 2
  • l’état du redesign des palettes, y compris la fenêtre Propriétés
  • du support de certains formats de fichier comme odt, ora ou encore svg
  • l’opportunité de sortir une version 1.5 le plus rapidement possible de manière à avoir des retours sur les nouvelles fonctionnalités, assez nombreuses, en prévision d’une sortie définitive tous publics. Les avis sont partagés sur ce point en particulier à cause du mauvais souvenir dû à la version 1.3 qui avait été présentée de la même façon et avait abouti à de vrais blocages.

Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de suivre les conférences sur Blender, dont une traitait de l’impression 3D. Mais il en va ainsi. Le LGM est un espace de rencontre et d’échange entre développeurs et utilisateurs.

Retrouvez nos articles sur les LGM :

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LGM 2014 – Leipzig

Cette année encore des membres de l’AFGRAL seront présents au LibreGraphicsMeeting, dit LGM par les habitués. L’objectif pour l’AFGRAL est d’être au plus proche des équipes de développement pour discuter des orientations à venir et éventuellement prendre connaissances des nouveaux outils qui se rendraient disponibles. Nous allons tenter de retracer les journées par des points quotidiens.

Full GEGL integration in GIMP

Peter Sikking a cette année encore mentionné les évolutions d’interface à venir dans Gimp. Il a mentionné la volonté de limiter l’interface au minimal pour laisser la majeure partie au document, et de rendre l’ensemble des fonctionnalités complètement contextuelles.  L’interface de Gimp ne prendra certainement pas le sens d’un éditeur de nodale comme on peut en trouver dans Blender. Wait and see.
LGM 2014

GMIC

Cette année était la première pour Gmic. Pour ceux qui n’aurait encore jamais utilisé gmic, rappelons qu’il s’agit d’une extension célèbre pour Gimp.

Gmic est un projet de maintenant plusieurs années lancée au sein de l’université de Caen fourni en tant que Plugin Gimp, mais aussi en tant qu’exécutable en ligne de commande et un interface web, depuis peu.
Gmic est une sorte de boite à outils à tout faire, disposant de  600 effets. La conférence a été l’occasion d’en présenter quelques uns parmi cette longue liste :

  • Polygonize (35 lines de codes : GUI + algorithme)
  • Rodilius (clone de fractalius, plugin de photoshop)
  • Colorize pouvant être utilisé en BD (fait avec Thimothee de Krita qui intervient aussi à ActivDesign) ou faire de la colorisation automatique de photos
  • Extract objects qui permet de placer sur des calques différents tous les objets présents dans une photo originale
  • Pack sprite
  • Shapeism qui permet de faire un remplissage intelligent d’une forme  à partir d’un ensemble d’objets inclus dans l’image
  • tout aussi impression Inpainting qui permet un effacement automatique d’objets
  • ou encore Denoising, qui supprime le grain de photo de façon à ne pas affecter les contours des objets
  • enfin Film emulation, inspiré de DXO pack, et disposant de près de 270 effets de Film


Contextualizing creative work

Plusieurs conférences ont traité du sujet des métadonnées dans les photos. En effet, plusieurs problèmes se posent :

  • Connaître le contexte d’une photo participe à son interprétation, la métadonnée peut être un élément de préservation d’un descriptif de ce contexte
  • Or on observe que la plupart des services de partage de contenus en ligne (Flickr, facebook…) ne conservent pas ses données, hormis google plus qui en fait une préservation exemplaire
  • Enfin lors d’un travail de variante ou de remix inspiré de contenus d’autres auteurs, comment s’assurer de garder la référence permanente et légale aux auteurs initiaux ?

Deux solutions sont alors proposées :

  • Elog.io : machine d’attribution  de métadonnées et en assurant la permanence de le temps, de façon distribuée
  • Modifier les métadonnées actuelles de manière à ce qu’elles permettent un système de référence autorisant le pointage d’un document en particulier.

Ces solutions exigent soit de l’infrastructure, soit des la modifications de standards qui sont déjà nombreux et s’oppose. La tâche ne semble pas facile mais elle permet en tout cas de rappeler que contrairement à ce qui est souvent dit, le logiciel libre n’est pas un monde de pirates qui exploitent le travail des autres mais au contraire un monde de propositions qui se pose justement la question de la validité et de la préservation des droits en tentant d’y apporter des solutions particulières.

Deux autres conférences ont aussi attiré notre attention : la présentation des filtres par ondelettes (déjà présents dans Gimp sous forme de plugin) et qui permettent amélioration notable des images et, enfin, l’annonce par Richard Hughes d’un modèle pour diffuser un Spectrophotomètre OpenSource, faisant suite au ColorHug diffusé il y a maintenant deux ans.

Retrouvez nos articles sur les LGM :

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Du graphisme libre dans les administrations

Le graphisme libre, représenté majoritairement pas Scribus Gimp et Inkscape, fait peu à peu sa place. Les collectivités publiques font depuis plusieurs années l’effort d’introduire ces logiciels dans leurs quotidiens. Le groupe de travail de modernisation de l’administration renforce cet effort en validant ces logiciels.

En effet, dans la récente publication des logiciels libres conseillés pour l’administration, publiée le 25 février 2014, faisant suite à une circulaire primo ministérielle de 2012, on voit apparaître les logiciels Gimp, Inkscape et Scribus, aux côtés de LibreOffice et d’outils plus techniques comme Nagios. La présence de Scribus en particulier ne sera pas sans laisser insensible étant donné la quantité de documents imprimés produits par les agents.

L’horizon s’éclaircit donc et avec la future possibilité d’importer nativement des fichiers publisher et Indesign, la migration sera d’autant plus faciliter. Nous encourageons les formateurs et graphistes utilisant ces logiciels à se faire connaître de manière à poursuivre la dynamique engagée et confirmée par cette publication.

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Ne soyons pas les bouc-émissaires de l’édition

Elle a bon dos la migration technologique. Alors que le piratage des livres électroniques semble prendre son essor, preuve que la demande arrive, tout le monde s’écorche sur les causes. Les éditeurs pointent aisément les travaux de mise en page comme coûteux. On est content d’apprendre que les éditeurs n’en veulent pas aux imprimeurs, mais ce n’est pas une raison pour taper sur la mise en page.

Rétablissons la vérité : si certains livres, en particulier les livres illustrés ou à la mise en page recherchée peuvent demande du temps, la grande majorité des livres électroniques ne demandent pas autant de travail en particulier les romans, qui restent les mieux vendus. Pour exemple la page ce jour du site de la fnac :

  • Le manipulateur de John Grisham 15€99 (-22% par rapport au papier)
  • Le client de John Grisham 12€99 (-36% par rapport au papier)
  • Le 3° jumeau de ken Follet 9€99 (pas d’indication)
  • L’ange du nord de Kerry Reichs 15€90 (-22% par rapport au papier)

Ah oui, j’ai passé les tonnes de livres de Grisham qui étaient en premier histoire de mettre un peu de diversité culturelle dans le top.

Il n’y a que des romans dans cette liste qui pourraient être bien plus longue. Un roman, c’est du texte continu et éventuellement quelques titres ici et là. Changer la police de tout le texte, ne prend pas des heures : je dirai même Ctrl+A pour tout sélectionner, et dérouler une liste pour choisir.

Rappelons de plus que le taux de finitions de ces livres est souvent inférieur à un livre papier du simple fait que le livre numérique s’adapte aux différents formats : inutile donc des revoir chaque ligne une à une pour gérer les approches, les orphelines…Bref, on se dit 2 heures pour un roman et c’est bien, ce qui ne dépasse pas un coût de 100 euros, disons 200 avec les charges. Il faut en vendre peu pour rentrer dans les frais. Evidemment pour cela, il faut fournir un fichier qui soit déjà correct à la base, mais là, ça fait aussi des années qu’on rappelle le besoin d’affiner et de fiabiliser les flux de production avec des fichiers normalisés, dans des formats ouverts.

Il nous semble que les vrais coûts ne viennent pas de la mise en page mais de l’utilisation de contrat de protections contre le piratage extrêmement coûteux et qui ne portent pas leur fruits.  A l’AFGRAL nous favorisons la mise en page de livre avec des logiciels libres (Scribus, Calibre, Sigil auxquels nous formons et participons activement) et sommes opposés aux DRM, persuadés qu’il ne s’agit pas là de la solution.

Je conseille aux personnes encore dans le doute à lire ce livre sur les epub fort instructif en particulier son chapitre sur les DRM.

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Sortie de Krita 2.8

Krita 2.8 enfin dehors !

logo KritaKrita a sorti récemment une nouvelle mise à jour qui contient comme à chaque fois son lot d’amélioration. Suite à l’intérêt de sponsors le développement évolue actuellement assez rapidement sur ce logiciel plus que jamais à suivre. Parmi les nouveautés on va trouver :

  • Un meilleur support pour un bon lot de de tablettes graphiques;
  • Un nouvel outils pour créer et appliquer automatiquement des motifs raccordables à partir d’une sélection;
  • Un outil de clonage isometrique;
  • Un nouvel algorithme de mise à l’échelle;
  • La possibilité de configurer l’affichage de la transparence;
  • De nouvelles fenêtres dockables pour gérer les palettes;
  • La possibilité d’étendre plus facilement la zone de dessin.

Ces fonctionnalités ont déjà été testée en production comme dans le jeu SuperCity .

Une release notes (PDF) a été publiée, elle n’est malheureusement encore disponible qu’en anglais.

Enfin, il est à noter que la version Windows est maintenant bien compatible à partir de XP est peut-être téléchargée directement depuis le site de krita kritastudio.org.

A l’inverse, Krita Sketch (krita optimisé pour tablette)  qu était disponible seulement poru Windows, l’est maintenant aussi pour les tablettes dérivées de Linux.

Notons que Thimotée, membre actif de Krita donnera une formation affiliée à l’afgral, du 7 au 9 avril 2014 à Rennes. Vous pouvez encore la rejoindre.

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Témoignage : un jeu fait avec Blender, Gimp et Krita

Playkot révèle avec fait SuperCity avec Blender, Krita, GIMP

Playkot revele que les graphisme de  SuperCity game graphics sont faits avec Blender, Krita, GIMP Dans une récente interview d’Alexandre Prokoudine , on découvre comment les logiciels libres sont utilisés de plus en plus sans pour autant que l’info ne soit très visible. Le cas mentionné ici est un jeu vidéo, dont l’ensemble des graphismes ont été réalisés avec la suite Blender, Gimp et Krita que nous affectionnons ici.

Hormis les gazouillis insensés médisants, la question reste permanente dans de nombreuses bouches : les logiciels libres sont-ils assez bons pour réalisés des produits professionnels comme des jeux de grands envergure ? Après deux ans et 4 millions d’utilisateurs voilà pourtant un témoignage poignant.

Vous avez déjà mentionné Sokoban Garden un jeu pour mobiles, mais qu’en est-il ddes jeux pour réseaux sociaux?

Paul Geraskin, un artiste 3D chez Playkot, a même dit dans un article sur Blendernation que les graphismes de SuperCity, un jeu populaire en ligne ont été créés avec Blender, Krita, et GIMP.

Paul, de quelle taille est Playkot ?

Nous sommes une équipe de 60 personnes, mais nous grossissons rapidement.

Aujourd’hui, quelle est la popularité de SuperCity?

Le jeu est sorti depuis 2 ans maintenant et il est très connus sur certains réseaux, les russes par exemple sur lesquels il atteint 4 millions d’utilisateurs. Nous avons récemment créé une version pour Facebook.

Nous avons 7 jeux dans notre catalogue, et à ma connaissance SuperCity est le seul entièrement réalisé avec des logiciels libres. Pour votre équipe, il s’agit donc d’un premier test à cette échelle avec ces outils ?

Oui, exactement. Et ce que je peux dire c’est qu’ils nous ont permis de faire du bon boulot.

Utilisation de Krita

Mais en même temps, l’utilisation de certains logiciels propriétaires aurait aussi permis d’obtenir de bons résultat, et certains fonctionnent sous Linux !

Au regard du coût, qu’est-ce que cela change pour vous ?

Un logiciel commercial est prédictible : on l’achète et on l’utilise. Un logiciel libre est différent : on le télécharge, parfois on le compile des sources, et ensuite on l’utilise. Vous rapportez éventuellement des bugs, ajoutez ou demandez des fonctionnalités aux développeurs.

J’ai réalisé 2 scripts pour Blender, TextureAtlas et UVUtility. Ils font maintenant tous deux partis de vanilla Blender maintenant (v2.68). Pour Krita, j’ai participé à la résolution de 50 bugs et quelques importantes nouvelles fonctions ont été implémentées.

Lesquelles par exemple ?

Des outils commes Clones и WrapAround, ou encore la possibilité de créer des textures réccordables, et une bonne quantité de moteurs de brosses.

Vous mentionnez utiliser Blender pour les textures. Avez-vous d’autres utilisations du logiciel ?

Non, non, je ne l’utilise que pour cela.En fait, je suis encore le seul à utilier Krita dans l’équipe mais j’espère que ça va changer bientôt.

Et avez-vous abandonné Gimp ?

Non. D’abord je fait des rendus d’objets dans Cycles, puis j’utilise Gimp pour les assembler dans une image finale. Il remplit bien sa tâche pour ce travail.

Avez-vous eu des problèmes pour intégrer Blender dans un workflow existant ?

Non, aucun problème particulier. Il a été l’outil principal depuis le premier jour de production. Et il est vraiment génial pour créer des jeux basés sur des sprites. De plus, Cycles est très intuitif et facile à utiliser. Mais il faut une carte NVidia GTX pour le rendre assez rapide.

Blender

Vous dites avoir migré la production vers Cycles dès qu’il est sorti. Comment ça s’est passé ? Cycles n’était pas vraiment prêt à ce moment.

Cycles est tellement performant pour ce que je fais! J’aime tellement l’aspect rendus des textures et comment la lumière est visible, en particulier comparée au moteur interne.

D’après votre expérience, est-ce que l’apprentissage d’outils comme Blender ou Krita se justifie ?

Franchement, je n’ai jamais fait ce genre d’évaluation :)

Pensez-vous que les logiciels libres devraient être plus amplement utilisés dans les entreprises ?

A Playkot, l’aspect libre, gratuit ou commercial ne nous questionne pas tant que le résultat est celui que nous attendons. Et nous sommes toujours à la recherche de talents développeurs, designers ou artistes.

Quel est votre opinion sur le support financier des logiciels libres ?

Ca fait sens. Si vous voulez voir votre application favorite évoluer , cela signifie donner. Si vous avez gagner 5000 dollars grâce à ce logiciel, en donner 100 aux développeurs n’est pas exagéré. Je donne tous les ans, autour de Noel, au même moment où je paie ms licences pour les logiciels que j’utilise.

Article original

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La solution idéale en design et en web

Pour intervenir régulièrement dans des écoles et y vanter les mérites des logiciels libres, on doit souvent commencer par les mérites de l’apprentissage. Etonnant, mais la première question (ou remarque) se résume souvent à : “quel est le truc qui permet de le faire rapidement ? Vous avez bien une astuce !”.

A cela, on répond en général, que même mieux, on a plein d’astuces. Et que chacune va correspondre à une situation !! Et là, pensant rassurer, les têtes se cachent à nouveau derrière les écrans. Ayant reçu mail récent d’une étudiante dont le tuteur de stage ne jure que par Web dev, elle me demande ce que j’en pense. Difficile de répondre pour un logiciel qui ne tourne pas sous linux et que je ne peux pas tester, mais il se trouve que j’ai récemment eu un client que j’ai formé à PHP et qui l’utilisait. Certes, il travaillait vite, mais une seule page ne faisait pas moins de 30 Mo parce qu’il faut amener toutes les librairies nécessaires avec et qu’il faut un serveur spécifiquement configuré.

La question revient surtout à se demander : “Qu’est-ce que la solution idéale ? “ à laquelle on peut répondre :

  • celle qui permet d’aller vite
  • celle qui permet de ne pas se casser la tête

Etant moi-même un peu fainéant, je ne vois pas de problème à cela. Mais il me semble qu’avant ces eux critères, il y en a d’autres à prendre en compte :

  • quels sont les objectifs
  • quelles sont les contraintes

On peut alors définir le meilleur moyen d’y arriver, sans trop d’a priori.

A ce sujet, j’ai lu récemment cet article http://24ways.org/2011/theres-no-formula-for-great-designs/ qui rappelle très ces quelques règles de base et qui tente de remettre un peu d’ordre dans les priorités. En général, le but n’est pas de faire un site web, mais de communiquer ou de vendre par ce biais. Et finalement, ce simple glissement rend les choses plus compliqué, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Idem côté graphisme : on a pléthore de Framework et autres, mais finalement ils aboutissent tous à des visuels identiques. Est-ce réellement l’objectif que votre site ressemble à celui de votre concurrent ?

Bien sûr que non. Et même ici, nous pouvons dire que la disponibilité de logiciels libres qui peuvent faciliter la tâche, ne doit pas masquer le travail réel à effectuer, qui est plus un travail d’intelligence, au premier abord, qu’un travail technique, qui vient en second.

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